12/05/22 Non classé

Aujourd’hui c’est autour du doyen de la bande de se faire tirer le portrait 😊 – Episode n°5

Quand il commence à compter le nombre d’années passées dans le bâtiment, ça lui fait un petit peu drôle : Et oui, voilà déjà 38 années que Benoît Durandet apporte sa pierre aux édifices.

Il ne compte plus les mètres carrées de plaques posées mais l’important c’est que là où il est aujourd’hui, il se sente bien.

Car cela ne fait pas si longtemps que cela qu’il emprunte la route de Saint Mars en passant par les Epesses pour rejoindre Saint Malo du Bois.

Benoît est arrivé dans un premier temps chez Landreau Sourisseau par le biais de l’intérim. C’était en 2018. Juste avant le confinement, il accepte la proposition de CDI.

Autodidacte, son métier il l’a appris sur le terrain ; d’abord dans une entreprise de plâtrerie, carrelage, pose de cheminée et de revêtements de sol.

« J’ai intégré une entreprise importante en 1988 de plafonds suspendus. Jusqu’en 2004, j’étais sur les chantiers. De 2004 à 2015, je suis devenu conducteur de travaux. »

L’entreprise ferme et Benoît avoue un « ras le bol » des chantiers industriels.

Ce qu’il recherchait à l’âge de la Sagesse, c’était une entreprise à taille humaine et une équipe forcément sympathique 😉

Bonne pioche car chez Landreau Sourisseau, il retrouve le contact avec les clients. Il aime la proximité avec les autres entreprises artisanales qui permet une cohésion pour le suivi des chantiers. Il apprécie également (surtout par les temps qui courent) de ne plus avoir à faire jusqu’à une heure et demie de route pour rejoindre un chantier.

Lorsqu’il sillonne les routes, il préfère largement le faire pour assouvir sa passion de motard avec sa 1700 VN Kawasaki !

A propos de son métier de plaquiste, il dit : « Les bases restent les mêmes. Il y a par contre l’évolution de la performance des matériaux notamment avec les notions d’acoustique mieux appréhendées aujourd’hui, également avec les plaques spécifiques pour traiter les pièces humides ou les plaques renforcées pour supporter le poids des meubles. »

Benoît, on pourrait le qualifier de force tranquille. Peut-être est-ce lié au bénéfice de l’âge ? : il sait où il va en appréciant son autonomie.
Alors, son chemin jusqu’à l’aube de la retraite, il entend bien le poursuivre ici. La proximité de son lieu de travail lui permet facilement de rejoindre son havre de paix où il aime cultiver son jardin, vivre à l’extérieur.

Avec Emmanuelle, sa moitié, ils ont su faire de leur lieu de vie un cocon où ils mettent à profit leurs compétences complémentaires. Elle, n’hésite pas à restaurer et redonner vie aux meubles pendant que lui agence pour que leur univers, pensé intégralement par eux même, soit un véritable lieu d’accueil.

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Aujourd’hui c’est autour du doyen de la bande de se faire tirer le portrait 😊 – Episode n°5
26/10/21 Non classé

On poursuit notre série de portraits avec Thibault Gouraud – Episode n°4

Cela fait plus de dix ans que Thibault a rejoint l’équipe Landreau Sourisseau.
C’est d’abord par un apprentissage de carrelage qu’il débute du côté des Herbiers. Il poursuit par une année en maçonnerie.
« Mes frères étaient passés par l’apprentissage. Je n’aimais pas l’école. L’apprentissage permet aussi d’être vite autonome financièrement »
Suite à un stage de menuisier et de carreleur en 3è, il opte pour la mosaïque et le côté déco du métier.
Après ses deux CAP, il se lance dans le carrelage, avouant même que les conditions météorologiques que subissent parfois les maçons ont pu orienter ses choix !
A l’instar de ses tatouages qui ne laissent pas indifférent, Thibault aime le côté esthétique du métier.
« J’aime comparer l’avant et l’après travaux. Nous avons un métier de décoration, de finition plus que dans le gros œuvre. »
Spécialisé dans le carrelage, Thibault est souvent présent sur les chantiers de rénovation de Salles de Bains.
Il ne compte plus les mètres carrés posés de format XXL dans les douches. « Ah oui, j’en ai fait quelques-uns ! Je ne crois pas me tromper si je dis que ça représente presque deux salles de bains sur trois, » et forcément il comprend les clients séduits par cette céramique qui offre surtout l’avantage de ne pas avoir à assurer l’entretien des joints.
« La pose de carreaux très grand format nécessite d’être précautionneux surtout pour le transport. Il faut faire attention quand on les sort du camion. Il faut être minutieux pour ne pas se planter sur les coupes ! »
Lorsque l’on demande à Thibault ce qu’il dirait à un jeune pour le motiver à faire ce métier…La réponse se fait un peu attendre.
Tout simplement parce qu’il ne s’est jamais posé la question. Mais aujourd’hui Thibault avoue être Heureux ! C’est probablement la réponse idéale !
Heureux d’avoir un métier manuel qui lui a permis de découvrir les autres corps de métiers du bâtiment.
Heureux d’avoir pu s’installer et rénover une ferme Spicéenne où il a fabriqué un joli cocon pour sa famille.
Heureux d’avoir un travail à seulement quelques kilomètres de son domicile.
Heureux d’être au sein d’une équipe jeune et dynamique qui a bien l’intention de montrer autour d’elle que les métiers manuels promettent toujours et encore de beaux jours à venir…
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On poursuit notre série de portraits avec Thibault Gouraud – Episode n°4
26/10/21 Non classé

L’apprentissage, et si on en parlait ? Episode n°3

Toute ressemblance avec des personnes existantes au sein même de l’entreprise ne serait que fortuite !
Pour notre troisième épisode sur l’apprentissage, nous avons rendez-vous avec François Sourisseau.
Un parcours différent de ses collègues qui savaient dès le collège ce qu’ils voulaient faire.
François, à 24 ans, prend un virage à 360 ° et quitte l’actuariat pour se lancer dans la colle et le carrelage.
François après son baccalauréat a intégré une Prépa Maths puis s’est dirigé vers l’actuariat :
« Je voulais être ingénieur du bâtiment. En prépa, j’ai regardé les différents métiers et je ne savais plus trop quoi faire. Une conseillère, lorsque j’étais en première S m’avait parlé de ce métier et je m’en suis rappelé. En prépa, je préférais les maths à la physique. »
L’actuaire est en quelque sorte un expert en assurances. Il réalise des statistiques et des probabilités permettant de gérer les risques.
« Ce que cela m’a apporté : j’ai développé des compétences d’un point de vue comptable, en gestion. Ça m’a permis d’avoir une vision de l’assurance : je peux prendre du recul lorsqu’on nous vend un produit… »
Mais pour François l’essentiel, c’est le relationnel…
Et derrière son ordinateur à longueur de journée, l’actuaire a quelques difficultés à s’épanouir.
« Je ne suis pas capable de rester devant un ordinateur toute une journée. J’ai besoin de bouger, de faire des choses de mes mains. J’ai voulu lier mes compétences intellectuelles aux compétences manuelles. Je suis curieux de tout. Je m’intéresse aux solutions innovantes en cohérence avec le respect de l’environnement. Je pose beaucoup de questions à mes collègues avec l’objectif de faire mieux »
Bref, François est le Roi des Pourquoi et ce depuis belle lurette !
Et si vous ne l’avez pas encore compris, la ressemblance est bel et bien présente puisqu’il est le fils de Geneviève et Pascal.
Pourquoi l’envie d’un tel virage ?
« D’abord parce que j’ai été bercé dans cette entreprise familiale. J’y ai travaillé tous les étés, je sais comment ça fonctionne. Ça me plaisait de revenir car je connais l’environnement. Je m’y sens bien. Je suis heureux de voir des clients. C’est intéressant d’échanger avec eux car on apporte quelque chose de nouveau et visuel rapidement dans leur quotidien. »
Et à ceux qui désespérés lui demandent :
« Pourquoi avoir fait tant d’études pour un métier manuel ? » Il aimerait répondre : « C’est pas parce qu’on fait un métier manuel qu’on doit être C..
et c’est pas parce qu’on a un Bac + 5, qu’on est le meilleur !
Lorsqu’on est dans le bâtiment, les gens ne se rendent pas toujours compte de la difficulté du travail. Il y a des étapes à respecter pour les diverses interventions. Faire du placo, ce n’est pas seulement poser des plaques. On a aussi plein de points techniques à vérifier et la coordination des corps de métiers est importante »
A 25 ans, François sait certainement plus ce qu’il veut faire aujourd’hui qu’il ne le savait hier.
« Quand tu te reconvertis, tu connais déjà le monde du travail. Tu anticipes les choses. Tu as certes plus de maturité qu’à 15 ans »
François en expert des mathématiques a dispensé des cours également à des jeunes :
« J’ai vu des jeunes déboussolés qui ne comprenaient rien aux maths. Je leur disais : ferme ton cahier et apprends à comprendre ce que tu fais. On ne comprend pas tous de la même manière. Moi, je n’ai jamais appris par cœur et nos parents nous ont aidés à être autonomes très tôt… » Ce dernier point semblerait visiblement être un plus pour l’apprenti carreleur !
« Je suis heureux d’avoir fait ce choix sans savoir ce que l’avenir me réserve. Mais c’est sûr que j’aimerais m’engager dans la valorisation des métiers de l’artisanat près des jeunes et pourquoi pas témoigner dans les lycées. »
Aujourd’hui, François vient de décrocher son CAP de Carreleur 😊
Ses parents en sont ravis et lui aussi.
Peut être que ce nouveau CAP lui permettra de décrocher un CDI ? Affaire à suivre !
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L’apprentissage, et si on en parlait ? Episode n°3
26/10/21 Non classé

L’apprentissage et si on en parlait ? Episode n°2

Tiens, quel heureux hasard, comme lors de notre premier épisode, il se trouve que le portrait du jour fête ses 24 printemps aujourd’hui :
Nous souhaitons donc un bel anniversaire à Corentin Murzeau 😊
Notre aventure avec le jeune Spicéen débute en septembre 2012…
La voie de l’apprentissage pour Corentin, c’est une manière d’apprendre différemment en ne restant pas assis sur une chaise. Bien que bon élève, il préfère : « sortir des salles de cours et du cursus scolaire standard pour découvrir de nouvelles choses… »
Ne pas rester assis sur une chaise même en dehors du temps de classe, Corentin sait faire !
Depuis 4 ans, il fait partie du club de fléchettes Pelicans Darts Public, une passion qui rime avec concentration…pas mal pour exercer un métier qui demande de la précision
Au foyer Fdj Les Epesses , pendant de nombreuses années, il s’évertue à mettre en lumière les talents des jeunes qui montent sur les planches à l’occasion de la séance de variétés.
Les artistes, ils les côtoient… mais pas seulement :
Artiste ou artisan ? Un peu les deux lorsqu’il valorise l’artisanat en se lançant des challenges :
2 participations aux concours des Meilleurs Apprentis de France avec l’or pour une réalisation départementale suivi de l’argent en région, une participation aux Olympiades et une jolie tortue toute de céramique vêtue pour un concours organisé par le Rotary club : Chapeau l’artiste 😊
« J’aime aussi ces compétitions pour montrer le côté artistique du travail. » Il apprécie ainsi lorsque dans une Salle de Bains, il multiplie les formats de pose jusqu’à la grandeur ultime et sublissime des formats 3 mètres par un mètre en céramique pour les douches.
Son chemin il l’a trouvé notamment grâce à son cousin qui rénovait la salle de bains : « Antoine travaillait chez nous : je le regardais. Dès la cinquième, je savais que je serais en apprentissage et j’ai alors fait en 3è des stages de découverte professionnelle lorsque j’étais à Jean Yole. » Un déclic puisque le jeune adolescent n’ira pas voir d’autres métiers que celui de plâtrier carreleur.
Il cumule les formations à l’AFORBAT BTP CFA Vendée – Aforbat de plâtrier et carreleur et poursuit actuellement une formation de responsable technique pour se familiariser avec la gestion administrative. Il apprécie la polyvalence des deux métiers et pour conclure nous confie :
« Je ne regrette vraiment pas mon choix ! »
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L’apprentissage et si on en parlait ? Episode n°2
26/10/21 Non classé

L’apprentissage et si on en parlait ? Episode n°1

On commence avec Thibault Pouplin.
Cela fera bientôt 10 ans qu’il a rejoint l’entreprise. Et comme un anniversaire peut en cacher un autre : nous lui souhaitons aujourd’hui un très bel anniversaire !
C’est lorsqu’il était en 3è au collège Saint Gab’ https://www.facebook.com/CollegeLyceesSaintGab/ que son envie d’être apprenti prend forme. Il était alors en classe PVP, classe préparatoire à la voie professionnelle. Cela lui permettait de mettre un pied dans le monde de l’entreprise. « Je suis venu plusieurs jeudis après-midis découvrir le métier… et ça me plaisait !»
Il aurait pu choisir la plomberie, il aurait pu devenir footballeur professionnel mais sa carrière a débuté trop tardivement à sa majorité. Il aurait pu continuer à accompagner ses parents sur les marchés car depuis l’enfance il était bercé dans le commerce…Mais en fait, il a fait le bon choix !
De 2011 à 2017, à BTP CFA Vendée – Aforbat, il cumule l’obtention d’un CAP plâtrier, puis d’une mention plaquiste. Il se forme également au carrelage avec en poche un CAP et un BP carreleur.
Il aurait pu finir mannequin pour le centre de formation mais naturellement en 2017, il décroche un CDI chez Landreau Sourisseau !
Ce qu’il aime dans son métier c’est de voir se concrétiser ses réalisations : « J’aime aussi le contact avec les clients. Je discute avec eux de leur projet et je suis heureux de mener le chantier du début jusqu’à la fin. » Aujourd’hui, Thibault implante les cloisons en briques et réalise l’enduit en plâtre avec une machine spécialisée dans le neuf comme dans la rénovation.
Former des jeunes au métier de plâtrier est une valeur ajoutée car les gérants fidèles à leur métier d’origine savent que briques et plâtre sont des matériaux sains et durables à condition qu’ils trouvent toujours des mains pour la mise en œuvre : voilà une bonne raison pour tenter la formation : L’artisanat, aujourd’hui plus que jamais offre de véritables perspectives d’avenir 🙂
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L’apprentissage et si on en parlait ? Episode n°1